17 October 2010 | Autor: carles | Categoria: Quadern - Lectures
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Jim, Magí Sunyer, Barcelona, Proa, 2010
L’originalitat d’aquesta novel·la breu de Magí Sunyer radica en la consecució d’una història ben coneguda pels lectors, L’illa del tresor (1883) de Robert L. Stevenson. Jim es construeix com una mena de segona part en la qual coneixem l’esdevenir del jove Jim Hawkins una vegada ha de fer front a la vida d’adult. Un futur marcat, sense dubte, per la manca d’experiència en la vida i pel repte de gestionar el magnífic tresor obtingut en el passat.
Aquesta és una narració àgil i atractiva, amb un ús de la llengua molt adequat a la realitat del protagonista, que dóna veu a tota la història. Una narració en primera persona que atrau el lector i sobre el qual es creen diverses interaccions que provoquen el reconeixement dels sentiments contraposats del jove i inexpert Jim Hawkins:
- “El lector ho sap de sobres per la meva altra narració, traduïda a totes les llengües del món, molt popular i que ja ha provocat desastres: aficions a la marineria i algunes expedicions, totes fracassades, a la recerca de l’illa del tresor.” (pàg. 19)
Pel que fa a l’estructura, les cinc parts i els vint-i-nou capítols, ofereixen l’avanç cronològic suficient –tot i la brevetat de la història– perquè entenguem l’evolució sentimental i sexual d’un protagonista que és presoner del seu passat. Una novel·la d’aventures actualitzada i sotmesa a la fina ironia que podem llegir en altres textos del mateix autor. Un joc metaliterari per a tots els qui vam conéixer, de ben petits, les primeres aventures a la recerca d’un tresor…
28 July 2009 | Autor: carles | Categoria: Quadern - Lectures
| Tags: 1992, Amélie Nothomb, metaliteratura, novel·la, psicològica | Sense comentaris »
Amélie Nothomb, Hygiène de l’assassin, Éditions Albin Michel, París, 1992
Dans ce roman nous pouvons mieux connaître ce qu’il y a derrière un écrivain célèbre. Nothomb, avec son premier roman, veut parler –comme d’une manière prophetique– du succès d’un auteur qui a reçu le prix Nobel: Prétextat Tach. Une nom different pour s’éloigner de la réalité. Quatre journalistes veulent l’interviewer. L’intérêt pour le lecteur est surtout à la fin de l’histoire, dans la quatrième partie, quand une femme journaliste est reçu par Tach. C’est un homme qui déteste les femmes, un vrai misogyne. Nothomb cherche à provoquer les lectrices: “dès l’instant où elles sont devenues femmes, dès l’instant où elles ont quitté l’enfance, elles doivent mourir. Si les hommes étaient des gentlemen, ils les tueraient le jour de leurs premières règles.” (page 159). C’est un homme qui est laid à l’exterieur (très gros) et à l’intérieur (très fermé). Mais il aime la littérature: “Je pensais que tout le monde lisait comme moi; moi, je lis comme je mange: ça ne signifie pas seulement que je’n ai besoin, ça signifie surtout que ça entre dans mes composantes et que ça les modifie.” (page 69).
Il y a des réflexions sur le succès de la littérature comme celle-ci: “–Vous avez vendu des millions d’exemplaires, jusqu’en Chine, et cela ne vous a pas fait réfléxir? –Les usines d’armement vendent chaque jour des milliers de missiles à travers le monde, et ça ne les fait pas réfléchir non plus.” (page 66). C’est un bon livre pour mieux connaître les romans d’Amélie Nothomb; il est très different des autres plus connus comme Stupeur et tremblements (1999) ou Biographie de la faim (2004). Un bon débût d’un écrivain très prolifique.
18 June 2009 | Autor: admin | Categoria: Quadern - Lectures
| Tags: 2009, Josep Ballester, metaliteratura, novel·la, psicològica | Sense comentaris »
Josep Ballester, Le collectionneur de fées, Alzira, Bromera, 2009
Le format, franchement, séduit. C’est un roman bien construit et évocateur, mais il lui manque un peu de nerf, la force que l’on attend quand on ouvre un nouveau livre. Une réussite du jury, bien qu’il lui manque l’esprit que curieusement cherche le protagoniste même. Une reconstitution fictive du monde de Lewis Carroll qui, sans aucun doute, offre les limites entre ce que serait la création d’un monde pour les enfants et les obsessions des écrivains, comme le mystérieux personnage du journal intime que constitue roman.
Les réflexions du pédéraste -un expert «en fées» (page 148), comme il le dit lui-même -, à la façon de Crimes d’amour (2000) de M. Mercè Roca vous font rentrer dans l’esprit du malade : «Maintenant, je deviendrais un prédateur. Le suis-je ? » (Page 30). Des doutes et des remords logiques chez un personnage qui est diacre de l’Église anglicane et qui apprécie grandement la rigidité morale de la reine Victoria. Comme dans l’histoire de Roca, en tant que lecteur, on rentre et on comprend le monde complexe de la personne qui est attirée par les mineurs, mais sans que celle-ci considère leur action comme un crime. Certes, ce dont a besoin le lecteur d’un livre comme celui-là ce n’est pas seulement la compréhension du personnage, mais aussi une réflexion plus poignante sur comment est-ce possible, c’est un message plus direct et critique contre ces actions sur lesquelles il est transmit uniquement une belle description incomplète.
Fragments de grande poéticité comme : « La mémoire peut utiliser une partie des souvenirs gravés dans la pierre de mon derme» (Page 33). Ainsi que les constantes références à « l’autre côté du miroir» qui nous situent dans le monde de l’écrivain Lewis Carroll et dans la relativité des conceptions du comportement humain: «Les livre que j’écris sont de l’autre côté du miroir» (Page 82). Néanmoins, les descriptions sur les joies de la lecture (Page 186) et la volonté de répondre à un lecteur potentiel (Page 197) du journal intime deviennent une espèce de jeu métalittéraire qui attire lecteur.