Je voudrais, en réalité, que tout soit mensonge et énigme, fantaisie et illusion, d’une manière différente de celle que je voyais dans les miroirs. (Marta dessine ponts)
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Le voyage d’hiver

2 November 2011 | Autor: carles | Categoria: Quadern - Lectures | Tags: , , , , | 1 comentari »

nothomb-voyageLe voyage d’hiver, Amélie Nothomb, Paris, Albin Michel, 2009

Le roman commence avec la description de la même perception qu’a tout le monde quand on doit aller prendre un avion: cette gêne, ce malaise quand on passe la fouille ou la douane.  À partir de cette obsession, le protagoniste nous propose : « vous croyez vraiment que je veux faire exploser l’avion ? ».

Avec cette provocation le lecteur ouvre ses expectatives sur une idée risquée et très attirante en même temps. Nothomb veut expliquer le sang froid de qui a cet objectif. Une recréation infantile, de notre point de vue, sur le sentiment de la haine que le protagoniste semble avoir contre tout le monde.

Malgré tout, le texte est irrégulier et le sens original se perd. La lecture, c’est vrai, c’est facile, parce que la voix narrative veut offrir un discours très agile et direct à partir de la volonté de témoignage : « écrire ce qui n’aura pas le temps d’être lu » (p. 11).

Le narrateur offre un image idyllique de l’adolescence : « à quinze ans, il y une ardeur de l’intelligence qu’il importe d’attraper : comme certaines comètes, elle ne repassera plus » (p. 20). C’est l’effet de contraste avec l’âge mûr, quand il n’y a pas la même vigueur pour se développer dans la vie. Une autre phrase intéressante : « à l’adolescence se pose la question cruciale du rayonnement : sera-t-on dans la lumière ou dans l’obscurité ? » (p. 21).

Nous trouvons aussi une réflexion sur la réception du roman : « j’étais incapable de répondre et de savoir si j’aimais ce roman » (p. 39). Et une proposition attirante pour les lecteurs : « tout lecteur devrait recopier les textes qu’il aime : rien de tel pour comprendre en quoi il sont admirables. La lecture trop rapide ne permet pas de découvrir ce que cache cette simplicité. » (p. 48).


Stradivarius Rex

17 April 2011 | Autor: carles | Categoria: Quadern - Lectures | Tags: , , , , | Sense comentaris »

stradivarius rexStradivarius Rex, Román Piña, Mallorca, Ed. Sloper, 2009

Aquesta és una novel·la distinta. Singular, personal, arriscada. Un conjunt de relats corals que giren al voltant d’una persona, Marcos Badosa, que es disocia en més de 3.500 personalitats. Apropiació d’ànimes, de cossos, suplantació de personalitats o trastorn de personalitat múltiple. Totes aquestes possibilitats, entre la realitat, la ficció o la malaltia, que es presenten a lector d’una manera clara i concisa, divertida i crítica, irònica i, fins i tot, sarcàstica.

Assistim a un seguit de personalitats, algunes ben conegudes com l’inicial Bill Clinton, i d’altres més anònimes –sempre masculines–, de totes les races i variacions de caràcter i tendències, que li permeten a l’autor observar amb lucidesa i voluntat reflexiva els elements constitutius de la nostra societat contemporània. Potser el lector àvid de variacions més originals, li hauria agradat trobar la resituació del protagonista dins del cos d’una dona, per observar quines diferències podia haver en els vint-i-set capítols de la novel·la.

El protagonista, en les diverses personalitats que ocupa, se’ns presenta preocupat per la permanència de la memòria –manté el record de totes les vides que ha ocupat– i del caràcter immortal que la seua vida sembla oferir-li –tot i ser assassinat en diverses ocasions–. Unes característiques fora de la lògica racional de l’ésser humà i que, amb la sorpresa inicial del lector, té una possible interpretació dins dels límits de la realitat –la malaltia– a la fi de la història. Així, la concreció de la personalitat real del protagonista, contínuament obsessionat per la seua consolidació com a escriptor reconegut, ens porta a la localització del títol: Stradivarius Rex. Ell mateix és vist com un antic violí, vell i podrit, “un Tiranosaurus que se creía violín” (pàg. 154). Un desig latent durant tota l’obra: l’autojustificació del seu comportament, de la seua malaltia. Amb una provocació constant envers el lector que serveix de final a la història: “Esta es mi vida. Si no les gusta, tengo otras.” (pàg. 266).


Amb ulls americans

28 August 2010 | Autor: carles | Categoria: Quadern - Lectures | Tags: , , , , , , , , | Sense comentaris »

riera-ullsamericans002Amb ulls americans, Carme Riera, Barcelona, Proa, 2009

Una mena de viatge iniciàtic d’un periodista nord-americà George Mac Gregor per la Barcelona dels darrers anys és el pretext de Carme Riera per a construir una de les seues novel·les més divertides i suggerents. Amb un pretext que ja havia usat en Epitelis tendríssims (1981) –la construcció d’un alter-ego, el mateix periodista, per allunyar-se ella de l’autoria del llibre–, la visió del foraster de la Barcelona més immediata serveix a l’autora per a bastir una visió crítica, alhora que irònica, dels símbols catalans i dels seus polítics. Tot això, barrejat amb una història de ficció, la del Mac Gregor supervivent que manté dues relacions afectivo-sexuals amb un assessor municipal i de la Generalitat, Albert Puigdevall, que no ha sortit de l’armari –està casat i té tres fills– i un matrimoni gran de l’alta burgesia, els Forestier, que el mantenen com si fos la seua mascota.

El llibre s’inicia amb “A manera de pròleg” on l’escriptora –ja de ple en el relat, encara que situant-se com a narradora testimoni dels fets ocorreguts–, ens presenta el personatge que, segons les seues explicacions, la va posar en contacte amb el periodista protagonista, un alumne seu, Sergi Batllori. La pretesa ingenuïtat del periodista no evita el sarcasme sobre algunes de les actuacions de la societat catalana dels darrers anys. Així, són tractats aspectes com la llengua, la cultura, la religió, amb detalls vitals de la vida al Liceu o al monestir de Montserrat. Potser, el valor d’objectivitat percaçat en la novel·la deixa el personatge principal sense sentiments; així, el lector trobarà un ésser humà fred i es quedarà amb ganes de saber quina és la seua autèntica voluntat o les seues emocions davant de la gent que coneix o la realitat que l’envolta.

Una novel·la àgil, entenedora, divertida. Un divertimento, sens dubte, de Carme Riera, enmig de peces seues de major trascendència, però que no deixa de completar la seua intensa trajectòria.


Tout ce que j’ai, je le porte avec moi (Atemschaukel)

20 March 2010 | Autor: carles | Categoria: Quadern - Lectures | Tags: , , , , , , | Sense comentaris »

Müller-l'illa001Tout ce que j’ai, je le porte avec moi (Atemschaukel), Herta Müller, Alzira, Bromera, 2010 (2009)
Atemschaukel est le titre original du dernier roman de Herta Müller. Un nouvel échantillon de réflexion sur le silence qui peut faire bouger les gens dans une vie d’inertie et, dans le cas de l’auteur, reflète le désir d’expliquer la répression des Roumains de culture allemande après la Seconde Guerre mondiale. Sa propre mère fut déportée en Union soviétique et  passa cinq ans dans un camp de travail en Ukraine, son père aussi fut une victime. Toutefois, il s’agit d’un roman de sensations, de réflexions sur les limites de la condition humaine dans les situations les plus extrêmes.

Müller offre la nudité d’une communauté, la sienne, qui appartient à une culture étrangère de la nation qui les opprime. Si l’auteur a réussi en 1987à échapper à la dictature roumaine de Ceausescu pour s’installer à Berlin, ses personnages en revanche non. Donc, à cette occasion, les personnages assument avec résignation le statut d’opprimés et ils luttent quotidienne pour la survie. Le protagoniste, un jeune homme de 17 ans, est amené à travailler de force dans la reconstruction de l’Union Soviétique. Le paradoxe de l’histoire force l’oppression d’une communauté, victime du nazisme, qui une fois la guerre terminée, sont rendus coupables de complicité avec la nation de laquelle ils ont hérité la culture. Ainsi, un personnage juif, David Lommer, est également soumis à l’emprisonnement dans un camp de travaux, avec d’autres membres de la minorité allemande.

C’est un roman que l’auteur réalisait avec l’avis du poète Oskar Pastior, également originaire de la minorité allemande en Roumanie, décédé en 2006. De son expérience, ainsi que d’autres qui ont vécu des expériences similaires à celle de la protagoniste, Müller a construit l’un des textes les plus amers et plus intenses de sa carrière. Il s’agit d’une prose poétique, élaborée, exquise, sans concessions pour le lecteur, où la même réalité est vue sous différents angles. Semblable à L’homme est un grand faisan dans le monde (1986), avec un protagoniste résigné, à Windisch l’histoire final d’Atemschaukel est une vision à multiples facettes de la réalité qui est soumise à la vision particulière des personnages. Avec une construction syntaxique concise, précise, l’auteur propose un témoignage rétrospectif de Léopold Auberges, dès le premier moment de la déportation en 1945 jusqu’au retour en 1968, avec la simplicité de celui qui dit «tout ce que j’ai, je le porte avec moi.» Vingt-cinq ans  vécu avec la peur de celui qui ne sait pas si il va survivre à la prison de la lager, l’entrepôt où les gens vivent comme des bêtes.

Nous connaissons ainsi une voix intime, sincère, qui aborde des sujets aussi divers que l’absurdité des hommes politiques, la conscience nationale de la minorité allemande en Roumanie, l’homosexualité dans une société homophobe ou l’annulation de l’individualité au profit de la collectivité. Une des mentions spéciales est l’expression de l’appétit: «Il n’y a pas de mots pour décrire la douleur de la faim.» Les paroles du protagoniste sont un prélude à la construction du personnage symbolique de L’ange de la faim, un être omniprésent dans la conscience des protagonistes. Une histoire, donc, qui a été prépondérante dans notre échantillon de la littérature, au sein de ce thème, tels que les livres K. L. Reich de Joaquim Amat Piniella ou Les vaincus de Xavier Benguerel, tel que le parcours initiatique parallèle à la guerre de Mercè Rodoreda dans Combien, combien de guerre… Dans ce cas Herta Müller, prix Nobel de littérature nous présente son roman le plus complexe et intense ; l’architecture narrative qu’elle offre est proche de la perfection formelle, et tous les éléments insérés répondent parfaitement aux objectifs initiaux, c’est à dire la dénonciation de l’oppression sous toutes ses formes. La référence à la simplicité, aux sentiments qui accompagnent le voyageur sur le chemin de la souffrance d’Herta Müller dans ses comptes, constituent un chef-d’œuvre de la littérature mondiale.


Le sort

18 February 2010 | Autor: carles | Categoria: Quadern - Lectures | Tags: , , , | 2 comentaris »

el conjur-icsLe sort, Isabel-Clara Simó, Barcelone, Éd. 62, 2009

Le premier livre de poèmes d’Isabel-Clara Simó n’est pas la première offre publique de sa poésie. Avant nous avons pu lire, par exemple, les poèmes qui accompagnaient les tableaux d’Antoni Miró à l’exposition de 1995 ” ABCDARI AZ “. Lors de cette occasion, nous avons pu connaitre l’un des poèmes de  Simó,  l’ironie, le sarcasme, la vision pointue de la réalité. C’est ainsi qu’est le sort, un livre de poèmes narratifs, comme le dit l’auteur au “Proemio”, des poèmes qui s’adressant à la réalité la plus immédiate. Nous pouvons comprendre les mots précédents de l’écrivain comme une sorte de captatio benevolentiae, comme ceux que faisait Caterina Albert, mais sans aller plus loin, nous devons parler, comme nous l’avons si souvent vu dans des textes personnels ou autobiographiques de l’auteur, de sincérité. Bien que Simó ait déclaré: «Je ne prétends pas  être poète », le lecteur peut trouver une série de poèmes de  rimes libre avec un rythme naturel qui le rattrape sans cesse. Dans le livre on trouve les inquiétudes et préoccupations d’un écrivain qui a apporté un sens civique et de réflexion de notre société et notre culture dans tous les genres auxquels elle s’est dédiée, depuis la prose, le théâtre et maintenant, la poésie. C’est ainsi que nous pouvons souligner cette mise à jour de l’histoire de Jésus Christ dans « Le crucifié » (« Il était très maigre / vivre dans un pays / colonisé [...] Puis ils partirent et me tuèrent, / comme un terroriste. ») (P. 14-15). Et captivant, comme l’article qu’Isabel-Clara  a signé pour je journal « Avui » il n’y a pas très longtemps, mais assez loin pour l’objectivisé, sur la disparition de Xavier Dalfó Simó … (« Ta mort et la mienne » p.. 22-23). Et tendre et enthousiaste la poésie, adressée à Ovidi Montllor (« Animaux », pp. 27-29). Il est évident que le récit se surpasse, notamment dans deux des trois chapitres ou paragraphes avec lesquels l’auteur a ajouté les poèmes: « Épique » et « Dramatique ». Les compositions de la troisième partie -deuxième dans le livre-, «Lyrique», deviennent d’authentiques déclarations de principes, comme nous le lisons dans « Je ne suis pas toi », à notre père, l’un de ses meilleurs poèmes: « Si tu veux être mon ami, / apprend à aimer / Ce qu’il y a en dehors de / de toi même. » (p. 47). Un livre pour profiter  et réfléchir, comme la plupart des livres de Simó.


Les gens perdus

17 September 2009 | Autor: carles | Categoria: Quadern - teatre | Tags: , , , | Sense comentaris »

persones perdudes13/09/2009 (Teatro del Raval, Barcelone). Les gens perdus d’Octavi Egea

Une œuvre qui a remporté le Prix « Octubre de Teatro » en 2007 qui a été inauguré avec la production du « Teatro del Raval ». Une bonne occasion de connaître la salle ouverte de nouveau. Un vieux théâtre de quartier, très bien situé, et avec une capacité et des conditions très correctes, même si il conserve encore quelques petites déficiences. La pièce est irrégulière. Avec une interprétation inégale (une Maggie exagérée, Miriam Marcet, un Teddy peu probable, Angel Amazares), l’histoire progresse. Certains parallèles évidents avec la vie -et la mort- de Marilyn Monroe, une ambiance Californienne des années soixante, qui sans aucun doute attirent le spectateur. Un texte d’intérêt, mais un peu excessif. Il convient de noter en particulier la structure ou le déploiement de la décision finale, qui progresse dans le dernier tiers de l’ouvrage, un peu trop tôt, ce qui rend le dernier quart de l’œuvre peu insignifiant. Néanmoins, c’est une œuvre intéressante qui s’interroge sur les limites des relations humaines, plein d’alcool et les situations extrêmes.


VOS

21 August 2009 | Autor: carles | Categoria: Quadern - Pel·lícules | Tags: , , , , | Sense comentaris »

VOS-cesc gay20.08.2009 (Renoir-Floridablanca, Barcelone). VOS (2009) par Cesc Gay

Une comédie urbaine centrée sur les relations amoureuses entre quatre personnes, produit d’une adaptation d’une pièce de théâtre de Carol Lee. Intelligente traversée de pensées, de conflits quotidiens, autour d’un prétexte quelconque, la grossesse désirée d’une de ces femmes, Clara, et de son meilleur ami Manu, et le début d’une relation amoureuse entre Clara et Ander, ami Basque de Manu arrivé récemment et qui est le compagnon de Vicky, la quatrième du groupe. Tout cela crée une histoire simple, très bien conçue et qui se maintient bien en scène grâce à l’interprétation des acteurs et des actrices et à la structure ou la mise en scène du film.

Ainsi, nous avons assisté à un tournage en direct, avec des scènes qui chevauchent entre la fiction et le making-of du film. Tout en même temps, créant une atmosphère suggestive pour le spectateur qui a connu le réalisateur avec Krampack (2000). Cesc Gay dit à propos de la pièce de théâtre de Carol López, qu’il a été fasciné par celle-ci dès qu’il l’a vu, le défit c’était de l’adapter au cinéma. Par conséquent, le plus méritoire du film c’est la façon de raconter une histoire qui peut-être n’aurait pas du laisser sa langue d’origine, celle du théâtre. Une histoire comme Krampack ou autres postérieures de l’auteur comme En ville (2003) avait plus que ça, une histoire ou un récit de personnages à transmettre au spectateur. Toutefois, le résultat officiel, la structure finale du film devient tout à fait satisfaisante.


Les patios de la mémoire

14 August 2009 | Autor: carles | Categoria: Quadern - teatre | Tags: , , , | Sense comentaris »

los patios de la memoria13.08.2009 (Versus Teatre, Barcelone). Les patios de la mémoire d’Ever Blanchet

Une œuvre évocatrice d’une heure réalisé par Bernardo Galli et interprété par le galicien Celso Parada qui représente une réflexion sur l’enfance, la découverte du sexe et de l’arrivée au monde adulte, marqué par la mort. Le mélange des techniques est intéressant, au-delà du monologue du protagoniste qui cherche à revenir à son enfance, tel que l’incorporation des marionnettes de toutes sortes. À aucun moment il y a des sauts dans l’histoire, sa narration est parfaite et devient un engagement ferme du Versus Teatre de ne pas arrêter sa programmation en août. Un régal pour ceux qui veulent se rappeler comment ils ont commencé dans la vie par des expériences avec des amis de l’école.


Satin Rouge

14 August 2009 | Autor: carles | Categoria: Quadern - Pel·lícules | Tags: , , , | Sense comentaris »

rojo oriental10/08/2009 (Renoir Floridablanca, Barcelone). Satin Rouge (2009) de Raja Amari

Un film tunisien et de production française qui réconforte, tout en nous offrant un aperçu sur le monde des femmes du Maghreb d’aujourd’hui, au milieu de la modernité occidentale et de la  tradition orientale. Une vision de femme, la réalisatrice est très consciente, qui permet construire l’évolution psychologique d’une jeune veuve, Lilia, qui littéralement s’ennuie et dont la seule distraction est nettoyer la poussière de la maison et s’occuper de sa fille adolescente, Salma.

Peu après, en cherchant par hasard sa fille, elle découvre le monde du cabaret, de la richesse musicale et de couleur de la danse du ventre. Lilia est attirée et commence sa propre amélioration, de la transgression du rôle que la société de sa culture lui impose étant donné qu’elle est veuve. Un film sur la lutte de la femme, la bataille dans des conditions difficiles, sans prétentions théoriques ou pratiques, amène le spectateur à comprendre parfaitement les raisons de son action et le résultat de l’histoire. Un bon film pour mieux comprendre les tentatives timides de la transformation des femmes au Maghreb.


Saison de chasse pour le lion noir

9 August 2009 | Autor: carles | Categoria: Quadern - Lectures | Tags: , , , , , , , , , | Sense comentaris »

temporada de cazaSaison de chasse pour le lion noir, Tryno Maldonado, Barcelone, Anagrama, 2009

Après avoir lu Presque jamais (2009), de l’écrivain également Mexicain Daniel Sada, J’ai découvert ce livre de Maldonado, également finaliste pour le même prix que Sada à gagné, le Prix Herralde du Roman. Deux livres qui boivent ce qu’on pourrait appeler le réalisme sale, c’est à dire une vision du quotidien gris ou noir, rempli d’éléments de violence et de situations extrêmes, reflétant sans aucun doute le conflit qui imprègne une partie influente de la société de ce pays. Une image que les écrivains de ce pays, comme la lecture précédente de Rogelio Guedea, Au volant d’un semi-remorque (2008), veulent offrir avec l’intention de montrer ce qu’il en est, et en même temps veulent dénoncer les excès de personnages en tension permanente.

Le livre de Tryno Maldonado est différent. Écrit en 99 chapitres courts, comme une sorte de prose poétique très éloignée de la beauté canonique, dans lesquels nous connaissons l’histoire de la courte vie de l’artiste et enfant terrible Golo, tout, depuis les yeux de son amant. Une révision des tensions actuelles de l’art le plus intuitive et inconscient et des paradoxes qui entourent le commerce de la peinture. Un livre pour ceux qui croient que la création -la peinture, la littérature, etc …- doit maintenir son âme et sa force, au-delà des conventions.