Je voudrais, en réalité, que tout soit mensonge et énigme, fantaisie et illusion, d’une manière différente de celle que je voyais dans les miroirs. (Marta dessine ponts)
Get the Flash Player to see the slideshow.

Vin de solitud

29 May 2010 | Autor: carles | Categoria: Quadern - Lectures | Tags: , , , , , , , | Sense comentaris »

visolitud-némirovsky001Vin de solitud, Irène Némirovsky, Barcelone, La Magrana, 2009 (1935)

Le petit bijou de Némirovsky est à la fois une œuvre autobiographique. L’histoire d’une famille Russe –formé d’un père juif et d’une bourgeoise- qui se refuge à Paris après la victoire de la Révolution Russe, possède beaucoup d’éléments qui rappellent la vie de l’écrivain qui a adopté très vit le Français comme langue littéraire. L’approche d’un éternel conflit entre Hélène, la fille, et Bella, la mère qui semble posséder une origine personnelle dans la vie de l’écrivain, et qui sans aucun doute nous entraine  dans un autre de ses textes, Le Bal (1930), ou la jeune Antoinette vivait un féroce affrontement avec sa mère, Madame Kampf. Le même recours, le même contraste, une origine autobiographique, qui devient la clé de la conception du déracinement du personnage principal.

Dans ce cas, l’histoire de Karol, avec Boris et Bella comme patriarches, est l’histoire de la désillusion et le déracinement des familles riches qui suit la Révolution russe. Tout cela avec une France qui leur donne un abri et où ils ont l’intention de mener la même vie d’excès qu’ils menaient auparavant. La fragilité et la superficialité de Bella Karol, avec la concrétion de plusieurs amants acceptés par le mari, comme le jeune cousin Max, est un bon point d’opposition avec les principes essentiels qui se réaffirment chez la jeune Hélène. Hélène est comme la Valentine de Carles Soldevila ou la Aloma de Mercè Rodoreda. Trois romans de la même époque qui essayent de refléter la transformation sociale des années vingt et trente, dans la période de l’enrichissement et de la paix politique entre les deux guerres, où les jeunes femmes sont l’un des plus importants de ces changements. Nous ne pouvons pas parler d’influences directes, mais les similitudes entre les trois textes et les concrétions psychologiques de ses protagonistes sont évidentes. Ainsi, on peut trouver différentes interventions d’Hélène rejetant l’importance de l’amour, en harmonie avec les protagonistes de Soldevila et  de Rodoreda: «Ils appellent cela l’amour? » (P. 58), «l’amour est laid et stupide .. . »(p. 185). De même, la reconnaissance est caractéristique de la maturité effectuée en raison des conditions de vie difficiles: “Ce qu’on peut être vieux à douze ans …” (P. 80). Et la volonté de reconnaissance de la condition du genre : « ce qui lui plaisait le plus était la sensation d’orgueil que lui proportionnait son pouvoir de femme » (P. 144). Hélène, une fois la mort du père, décide de quitter la maison, et en compagnie de son chat, prend route pour  la ville de Paris, pour l’Arc de Triomphe, un voyage similaire à celui qui apparait dans le roman de Rodoreda. Tout cela avec des techniques d’approche du « moi intérieur » du personnage, comme la réalisation du monologue intérieur, qui se présente comme l’un des romans le plus innovateur d’Irène Némirovsky.



Deixeu un comentari