Je voudrais, en réalité, que tout soit mensonge et énigme, fantaisie et illusion, d’une manière différente de celle que je voyais dans les miroirs. (Marta dessine ponts)
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La douce empoisonneuse

9 May 2010 | Autor: carles | Categoria: Quadern - Lectures | Tags: , , , , , , | Sense comentaris »

paasilina-dulceLa douce empoisonneuse, Arto Paasilinna, Barcelone, Anagrama, 1988 (2008)

Une nouvelle découverte de l’auteur Finlandais de La forêt des renards (1983) et Le mouliner udolaire (1981). Un roman drôle, sarcastique, où l’innocente protagoniste, la vielle dame Linnea Ravaska, se défend contre la cruauté du neveu Kauka et de ses deux amis Jari et Pera. Comme dans d’autres histoires de l’auteur -plus particulièrement dans Délicieux suicide collectif (1990) – l’histoire progresse, au milieu d’absurdités et de situations surréalistes où tout semble normal et quotidien. Ainsi, à la façon de Pere Calders, nous voyons un policer qui n’est pas au courant du problème (p. 43) et qui incite la protagoniste à préparer elle-même sa vengeance.
Une vision critique de la société  apparemment aisée d’où l’auteur est originaire, « la Finlande a été la terre promise de la bourgeoisie » (p. 61) qui, comme dans la trilogie de Larsson offre une dure réalité et où la criminalité et l’insécurité sont compatibles avec les moyens physiques les plus beaux. Au milieu de l’hilarité, il ya aussi la place pour la cruauté en ligne centrale de la littérature européenne, c’est le cas de Elfried Jelinek avec ses dures histoires urbaines – on se souvient en particulier de Les exclus (1980) – mettant en vedette trois des criminels extorqueurs de la dite colonel. En bref, un roman agile et évocateur, une fois de plus, la lecture avec un effet positif sur la vie quotidienne.



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