Je voudrais, en réalité, que tout soit mensonge et énigme, fantaisie et illusion, d’une manière différente de celle que je voyais dans les miroirs. (Marta dessine ponts)
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Le sourire des saints

9 May 2010 | Autor: carles | Categoria: Quadern - Lectures | Tags: , , , , , , | Sense comentaris »

llor-somriureLe sourire des saints, Miquel Llor, Barcelone, Ed. 62, 1947 (1987)

Il est toujours bon de relire certains livres lu lors de notre période académique. A cette occasion, la deuxième partie de Laura dans la ville des Saints (1931) devient un outil utile pour se rappeler des objectifs initiaux de l’auteur: la description d’un portrait psychologique en transformation dans le cadre d’un espace réaliste actif. Tout cela disparait à présent. La volonté de l’auteur de surmonter le conflit que le roman a été créé avec sa population de naissance, Vic, cause la réalisation d’une histoire attirante pour ceux qui ont lu le livre plus tôt, mais qui perd l’essence de base de son travail. Il n’y a pas de critique sociale, il n’y a pas de transformation psychologique, juste une touche d’invraisemblance dans chacune des actions des personnages, en particulier Laura et les frères Muntanyola, Thomas et Teresa. Ainsi, nous trouvons une protagoniste qui se repent de ses actions précédentes et qui récupère la vie conjugale avec une étonnante facilité, et l’opposition constante de sa belle-sœur: «Il faut avoir de la patience et savoir se taire» (p. 9) telle est la devise de la nouvelle Laura. Et le but, marqué par le symbole de la ville de Comarquinal: « Il était temps de pénétrer le sourire des saints, qui est offert à tous les hommes, à moitié bons ou mauvais, tous enfants de Dieu. » (P. 32).

L’élément le plus novateur et intéressant est le nouveau cadre historique déployé dans le roman: les années trente, avec le déclenchement de la guerre civile et la victoire des nationalistes (p. 50). Un contexte social et culturel qui démontre l’ambiguïté des classes catalanes dans le conflit, comme une critique directe de l’excès anticléricale (p. 129). L’intrigue du premier roman est reprise et défendue, comme la mort subite de l’oncle Llibori, avec beaucoup d’habileté, ce qui définit les deux romans comme une suite sans interruption.

Quand à la technique discursive, il faut souligner l’augmentation de l’oralité, en particulier dans certains petits fragments qui sont susceptibles de se trouver dans le discours intérieur rapporté des personnages (p. 43). De même, et comme dans la version cinématographique du premier roman, il ya une augmentation de l’érotisme dans la relation entre Laura et Thomas. (P. 47). Toutefois, une seconde partie, très peu probable, qui conduit à des expressions de surprise des personnages : «Qu’en est-il de Laura?” (P. 154).



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