Les yeux du chien
29 April 2010 | Autor: carles | Categoria: Quadern - Lectures | Tags: 2010, Alacant, crítica social, Joaquim G. Caturla, novel·la, psicològica, urbana | Sense comentaris »
Joaquim G. Caturla, Les yeux du chien, Valence, Ed. 3i4, 2010
En 2006, Caturla a déclaré dans une interview: «Après L’homme de la saison (2005), avec un peu de repos, j’ai commencé à écrire un nouveau roman. C’est une histoire contemporaine qui abordera des thèmes comme l’amour et la solitude. Avec elle, j’ai l’intention de fermer la trilogie commencée avec La maison des fleurs (1999) et L’Homme de la saison (2005), qui narrent des histoires dans notre ville. ». De toute évidence, l’auteur du livre nous prévenait. Quatre ans plus tard, nous pouvons donc profiter d’un roman qui ennoblit la langue catalane d’Alicante, tout à partir de la vie et des expériences d’un protagoniste qui devient enseignant dans un lycée de la ville (Jorge Juan, sans doute).
Nous sommes à la fermeture (ou à l’ouverture?) de la trilogie sur la ville d’Alicante que Caturla a commencé avec les deux premiers romans. A cette occasion, le prix reçu est le « Prix Antonio Bru » de la ville d’Elche (2009). De même, nous pouvons trouver une histoire située dans la ville natale de l’auteur. La ville d’Alicante devient proche, quotidienne et familiale. Malgré un traitement local, le mérite de Caturla est le fait d’obtenir une touche d’internationalisation dans la représentation des sentiments des personnages. Cela comprenait la réalisation de l’angoisse et la souffrance avant la mort, avec une pointe de résignation face à cette tragédie. Les personnages ont donc un profil psychologique bien élaboré qui favorise la compréhension de leurs actions de la part des lecteurs. C’est le cas des deux protagonistes, le professeur Lorenzo Planelles (qui nous rappelle, dans son développement interne, la protagoniste de La maison des fleurs, Amelia), et l’étudiant d’origine roumaine, Petru Sandulescu. Caturla crée un parallèle suggestif entre les deux adolescences, dans le passé pour le premier, à l’heure actuelle pour le second, qui est si essentielle à la compréhension des éléments de l’histoire comme le même titre. Un regard de la peur et la solitude, le chien isolé, ce qui est exactement le sentiment des deux personnages.
En bref, une lecture qui est proposé comme un parcours chronologique au centre des personnages, à partir de la nomination initiale du premier chant de La Divine Comédie de Dante, une entrée dans la forêt sombre, dans l’enfer, que chaque être humain a devant lui. Un très beau livre, bien conçu et attrayant. Un voyage, en un mot, pour le récit en Catalan le plus fort de la ville d’Alicante. Un voyage par la lumière de ses écrits, comme la lumière d’Alicante.
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