Je voudrais, en réalité, que tout soit mensonge et énigme, fantaisie et illusion, d’une manière différente de celle que je voyais dans les miroirs. (Marta dessine ponts)
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Le temps ne veut pas être en suspend. Journal du début des années quatre-vingt-dix

12 March 2010 | Autor: carles | Categoria: Quadern - Lectures | Tags: , , , , , | Sense comentaris »

manelalonso-dietari2001Le temps ne veut pas être en suspend. Journal du début des années quatre-vingt-dix, Manel Alonso, Rafelbunyol, la Aljama, 2008

Il s’agit du deuxième journal de Manel Alonso que j’ai lu. Avec une simplicité évidente, le poète (à la fois écrivain et essayiste) passe en revue les années, depuis 1990 à 1994, comme il les a vus. Un texte provenant, comme me le racontait l’auteur en personne, de la sélection du journal qu’il a de ces années. Nous y trouvons une voix qui reflète le statut de l’écrivain, qui à ses trente ans veut confirmer sa trajectoire. Il ya des doutes, des hésitations, les souffrances de ceux qui veulent se consacrer à l’écriture et qui trouvent, grâce à la connaissance et à la conversation avec d’autres grands écrivains, un confort de leur dévouement.

Dans l’hétérogénéité de la structure du journal, il y a des thèmes récurrents comme la souffrance du temps qui passe et le désir de récupérer les moments passés. Le titre choisi pour ce second journal est, par conséquent, un succès. Un autre élément assez exprimé est : «J’ai le sentiment de vivre dans un état provisoire. » (P. 30). Nous avons également constaté une réflexion sur le genre dans lequel le livre s’écoule: «Il est clair qu’une grande partie de la littérature et l’art tourne autour du je. Ce que nous ne pouvons pas prétendre c’est que l’univers entier tourne en orbite autour d’un seul je. » (p. 20).

D’autre part, le lecteur est intéressé par le portrait du mouvement littéraire -surtout poétique- des années quatre-vingt-dix, autant à Valence qu’à Alicante, avec des références à la création de la revue Aljamia ou Tuacte. Nous y trouvons également des références nécessaires aux collèges d’engagement, comme Vicente Peña, Ramon Guillem, Merce Claramunt, et bien d’autres mentionnés dans le journal. Il y a aussi des références à la famille, à l’entourage le plus proche, à la langue, aux coutumes et aux fêtes. En fin de compte, on assiste à un récit des années les plus importantes de l’écrivain au cours de sa formation.



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