Correspondance de guerre
12 March 2010 | Autor: carles | Categoria: Quadern - Lectures | Tags: 2008, crítica social, Manel Alonso, poesia, València | Sense comentaris »
Correspondance de guerre, Manel Alonso, Alicante, Aguaclara, 2008
Ce volume de poésie de Manuel Alonso, grâce auquel il a reçu le prix « Paco Molla » de la Mairie de Petrer en 2008, devient un bon exemple pour comprendre la poésie de l’auteur publiée dans les volumes précédents que j’ai lus. Un livre cohérent avec quelques-unes des réflexions que nous pouvons lire sur son blog, Les papiers de Can Perla, et nous pouvons déchiffrer dans les poèmes une vision critique contre la médiocrité. Alonso se rebelle contre le pouvoir énorme des médias et de l’hypocrisie des politiciens qui volent la liberté aux individus. Le poète dénonce les injustices, présentes dans les médias, ayant un rapport avec les actions contre les femmes ou contre les immigrés. Ainsi, nous pouvons trouver des nuances de résignation dans des vers comme « mais, aussi, nous sommes les destinataires des mensonges que, / comme un boulet, nous trainons de génération en génération » (P. 18).
Il faut aussi souligner la volonté de nommer les poètes ou les collèges qui sont pris en compte lors de la composition poétique. Ainsi, le recueil de poèmes commence par «Un poète n’est pas un correspondant de guerre», dédiée au regretté Manuel Garcia i Grau, se référant à son livre La ville de la colère, ou, plus tard, « L’Europe, péninsule qui se multiplie en péninsules » sur Le nouvel enlèvement de l’Europe de Lluís Alpera. En parallèle, nous voyons une volonté de mettre en évidence l’importance des souvenirs, l’antériorité : «Le passé existe» (p. 21). Nous pouvons discerner « Miniatures », de petits bijoux, à la façon des haïkus, qui par le biais de jugements et d’opinions, offrent la nudité de la réflexion du poète, qui vise à diverses reprises des chanteurs tels que Victor Jara et Raimon, ou des écrivains comme Vasili Grossman.
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