La femme sans attributs
15 November 2009 | Autor: carles | Categoria: Quadern - Lectures | Tags: 1990, dona, epístola, Jaume Melendres, Joan Abellan, novel·la, psicològica, realisme, urbana | Sense comentaris »
La femme sans attributs, Joan Abellan – Jaume Melendres, Barcelone, Éd. 62, 1990
De toute évidence, la curiosité que je sentais pour ce roman qui a remporté en 1989 le Prix « Prudenci Bertrana » était complète. Une fois finie La femme sans attributs et remporté le prix du roman érotique du « Valle de Albaida », nous avons réalisé, grâce Josep Talens, de la coïncidence des titres. En dépit de problème juridique, j’ai décidé, en cas de doute, de reprendre un titre précédent à sa publication en 2010: Sarah, la femme sans attributs. Tout ceci donnant une cohérence à mes romans précédents qui ont déjà un nom de femme, le personnage, dans le titre: Marta dessine des ponts, Les silences de Maria.
En bref, je localise le roman écrit à quatre mains et je me rends compte que les perspectives de rédaction sont assez éloignées. Nous sommes confrontés à un roman de construction d’identités, du manque d’attributs du genre d’un écrivain d’articles de journaux qui reçoit une énigmatique lettre d’une soit disant lectrice qui a des doutes su sa condition d’homme ou de femme. Ses articles sont sans marques de genre. Ainsi commence un jeu de correspondance entre le destinataire des lettres, Mat, le journaliste, et l’auteur, qui signe les lettres comme Agnès Alvito. Un dialogue continu qui rappelle certaines des techniques du langage dramatique -bien connu des deux écrivains- et qui attire le lecteur, devant un texte agile et aux volontés énigmatiques. Peut-être le manque d’action ou d’autres éléments dans la vie quotidienne des deux personnages, plongés dans un jeu d’invention de personnalités alternatives à leurs véritables personnalités, provoque la déception et le manque d’intérêt du lecteur dans la seconde partie de l’histoire. «Le choix du corps. » Une structure épistolaire qui, sans aucun doute, dans le monde d’aujourd’hui n’aurait pas de sens, car le monde des lettres écrites au cours des dix dernières années, est devenue un souvenir du passé …
Au milieu du jeu d’identités, on peut souligner quelques réflexions comme les suivantes: «La beauté est un concept, et seul les choses immobiles la possèdent, celles qui ne s’autodétruisent pas » (p. 41), «seul le mensonge libérait l’homme de la peur, c’est seulement en se mentant qu’un homme peut tomber amoureux et trouver l’amour d’une autre personne » (p. 116). D’autres sont plus amusantes: «Les grands amants faisaient l’amour habillés, c’est pour cela qu’ils étaient amants, et non mari et femme. » (p. 62). Toutefois, aucune référence au roman de Robert Musil, au moins de façon indirecte, bien que dans la construction des personnages fictifs a pu influencer sur la mise en œuvre de la relativité des attributs humains, comme l’offre l’auteur de L’Homme sans qualités.
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