Je voudrais, en réalité, que tout soit mensonge et énigme, fantaisie et illusion, d’une manière différente de celle que je voyais dans les miroirs. (Marta dessine ponts)
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Une mélancolie arabe

6 September 2009 | Autor: carles | Categoria: Quadern - Lectures | Tags: , , , , , | Sense comentaris »

malenconia arabUne mélancolie arabe, Abdellah Tayá, Irun, Alberdania, 2009 (2008)

Un nouveau livre par l’auteur de Salé, au Maroc, qui soulève à nouveau la coexistence difficile de racines originaires personnelles et une nouvelle vie à Paris. Quoi qu’il en soit, ce livre présente une argumentation plus cohérente que le précédent de Tayá, Le rouge de fez (2004). Cette fois, la structure interne nous donne quatre parties différentes nommées: «Souvenir», «Je vais», «Fuir» et «Écriture». Quatre morceaux de vie de l’auteur, ou vie supposée l’auteur, qui du point personnel –avec une identification avec le prénom du personnage principal- abordent les divers aspects de l’immigration, le contraste des cultures, mais surtout l’amour entre adultes, comparativement à un protagoniste qui se décrit comme « un cœur d’artichaut ».

Encore une fois, je trouve dans la prose de Tayá une poésie très intéressante qui nous rapproche parfois de la prose poétique –d’ailleurs, on trouve quelques vers-. Toutefois, la force de la première partie, avec le presque viol du l’héroïne adolescente, ne se retrouve pas. Les histoires postérieures sont marquées par la nostalgie et le désir d’un amour parfait que le personnage ne trouve pas avec ses aventures amoureuses, d’un jeune homme qui résume ses inquiétudes très clairement: « Je veux aimer» (page 31). La dernière partie, avec des lettres et des textes croisés avec l’amant de Slimane, est inégale; elle rompt le charme que les chapitres précédents avaient créé chez le lecteur. Toutefois, il s’agit d’un livre à savourer, sans aucune tentative d’y découvrir un élément majeur.



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