Je voudrais, en réalité, que tout soit mensonge et énigme, fantaisie et illusion, d’une manière différente de celle que je voyais dans les miroirs. (Marta dessine ponts)
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Comment parler des livres que nous n’avons pas lu

19 June 2009 | Autor: admin | Categoria: Quadern - Lectures | Tags: , , | Sense comentaris »

com-parlar-dels-llibresPierre Bayard, Comment parler des livres que nous n’avons pas lu, Barcelone, Empúries, 2008 (2007)

Le livre de Bayard nait de la volonté de briser les tabous des gens comme nous qui lisons, qui avons l’habitude de lire, et que souvent nous n’osons pas exprimer. Il est vrai qu’il ya quelque temps Daniel Pennac, dans comme un roman (1992), publié par le même éditeur, nous a permis de voir quels sont les droits que nous, en tant que lecteurs, possédons. Peut-être que ma génération de lecteurs et d’enseignants a été marquée par la volonté de relativisation de l’absence d’une connaissance complète de tout ce qui est publié, mais au moins elle nous a aidés à comprendre que la lecture est avant tout un plaisir. Une source de connaissance qui doit prendre place dans la quotidienneté dans laquelle nous évoluons. Bayard va maintenant plus loin, de son expérience personnelle en tant que professeur à Paris, il écrit un livre essentiel pour les lecteurs déterminés à le rester, mais qui sont pleines de complexes face à l’impossibilité de capter l’ensemble du monde de l’édition, classique et contemporain. Un livre, donc, plein d’optimisme et qui relativise les stigmates dans lesquels tous les lecteurs  nous avons déjà eu l’impression d’être soumis : «Tu ne peux parler de ce que tu ne connais pas ».

Mais attention, il ne s’agit pas d’une n’est pas une allégorie à l’ingéniosité de parler sans savoir. Bayard aborde habilement les limites de l’usage que nous devons avoir une connaissance globale de notre tradition littéraire, sans le besoin avoir le besoin d’absorber chaque lettre du texte. Une référence essentielle, faite également par Bayard, est celle de L’homme sans qualités (1880-1942) de Robert Musil, avec des explications très évocatrices du bibliothécaire quant à l’avantage de ne lire aucuns livres pour tous les connaître. Un livre que je recommande donc, pour les lecteurs avides de lire et qui sentent la frustration de la nature infinie de la littérature.

Quelques phrases pour réfléchir : «être cultivé ne signifie pas avoir lu tel ou tel livre. Être cultivé signifie savoir s’orienter dans un ensemble de livres et comprendre que ceux-ci forment une unité. En outre, la personne cultivée est capable de disposer chaque élément de ce groupe par rapport au reste. » (Page 27)



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