Conduire une semi-remorque
15 April 2009 | Autor: carles | Categoria: Quadern - Lectures | Tags: 2008, aprenentatge, crítica social, Mèxic, novel·la, realisme brut, Rogelio Guedea | Sense comentaris »
Conduire une semi-remorque, Rogelio Guedea, Mexique, Mondadori, 2008
J’ai rencontré l’auteur lors d’une conférence à Melbourne sur les littératures hispaniques en Juillet 2oo8. Peu de temps après, il publiait son premier roman, une évolution dans sa carrière jusqu’à présent marquée par la poésie et les histoires courtes. Un saut au genre narratif de plus grande taille dans les limites de ce que nous pouvons appeler le réalisme mexicain sale. Donc l’histoire se construit à travers différents personnages comme Bulmaro, le frère de Corona, qui assassine Cecilio, en représailles à l’invasion de sa propriété avec le troupeau de l’autre. Ensuite, Ismael, le frère des deux premiers, meurt de la vengeance du précédent défunt. Il commence alors un chemin sans souci du protagoniste, Corona, dans des endroits comme Guadalajara, Concepción de Oro, Sabinas Hidalgo, Villa Hidalgo et Tepic, des endroits très évocateurs pour sa connaissance. C’est ainsi qu’il connait le conducteur de semi-remorques, Rodolfo Alanís, duquel il apprendra de diverses expériences de la vie: «Conduire une semi-remorque c’est de mettre les mains sur ce qui est juste. Tu ne sais jamais si tu arriveras ou pas. Ni comment ni quand. » (Pages 111-112). Corona continuera d’être poursuivi par la famille de Cecilio, ce qui forcera son nomadisme dans des espaces toujours marqués par la violence, la corruption et l’impunité.
L’une des caractéristiques à considérer dans le roman c’est l’utilisation du langage, avec une grande force et très attrayante (avec quelques découvertes comme congal, qui fait référence aux maisons closes). Avec une excellente combinaison de l’axe temporel et du développement intermittent des faits (une combinaison du passé et du présent sans aucune sorte de conflit), la lecture progresse sans absurdités.
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