1 febrer 2010 | Autor: carles | Categoria: Quadern - Lectures | Tags: 1999, crítica social, dona, França, iniciàt, iniciàtica, Marroc, novel·la, Yasmine Chami-Kettani | Sense comentaris »
Cérémonie, Yasmine Chami-Kettani, Paris, Babel, 1999
À propos du mariage du frère de la protagoniste, Khadija, l’écrivain reconstruit l’ambiance des familles marocaines pendant le temps de cette cérémonie. Khadija est une jeune architecte de trente-cinq ans après son divorce. Elle est retournée vivre chez ses parents et sa voix montre la contraposition de sa vie actuelle et les souvenirs du passé. Une histoire entre le poids de la tradition et la volonté de la liberté. Ses réflexions sont réalisées avec la complicité de sa cousine qui est venue aussi participer à la fête familière : Malika. Le mélange couvre le roman ; les sentiments contradictoires forcent Khadija à montrer son désespoir.
Le point faible de l’histoire est peut-être la conception et la concrétion du personnage principal. Khadija est le prétexte pour l’action, mais en même temps l’object de réflexion. Malgré tout, le fil argumentaire se perd à travers des histoires secondaires comme l’anecdote d’Aïcha, la cousine perdue.
Dans Cérémonie, nous écoutons la voix d’une femme qui avait lutté pour sa liberté : « allez, viens, maman, on n’a plus rien à faire ici, tu vois bien qu’il ne veut pas de nous » (p. 8), à propos de l’action négative de son père. Mais une réalité, « elle est lasse de lutter, et soudain n’a plus en elle que le désir de fuir » (p. 17), le passage du temps provoque en elle la perception de cette réalité : elle ne peut pas fuir toute sa vie. Le moment le plus intéressant est la complicité construite entre les deux cousines, Khadija et Malika ; c’est l’évocation de la force morale et humaine entre les femmes de ce type de civilisation où les femmes n’ont pas encore obtenu l’égalité face aux hommes. Et, finalement, un désir symbolique, la manque de sexe : « plus secrètement, elle voit dans sa fille un double inversé de l’époux, une fille sans sexe » (p. 49).
5 octubre 2009 | Autor: carles | Categoria: Quadern - Lectures | Tags: 2004, Abdellah Taïa, aprenentatge, autobiografia, Marroc, narrativa, queer | Sense comentaris »
Le rouge du tarbouche, Abdellah Taïa, Biarritz-Paris, Atlantica-Séguier, 2004
La première fois que j’ai lu un livre de cet écrivain j’ai eu une sensation très agréable. Ce n’est pas toujours comme ça. Souvent, je peux lire un auteur pour la première fois et penser qu’il ne me plaît pas. À cette occasion, tout est différent. J’aime ses mots, ses phrases, le rythme de ses constructions syntactiques. Taïa écrit avec musicalité, avec les fragrances fraîches d’un poète.
C’est un livre de proses autobiographiques. Il y a beaucoup de souvenirs de sa vie. Un bon mélange avec les histoires personnelles, la lumière de son espace —les villages ou les derb, les quartiers avec des petites ruelles où il habitait— et surtout les sentiments d’une personne qui veut changer son destin. Ce qui me plaît c’est la manifestation de déracinement du protagoniste, l’alter ego du même écrivain, Abdellah Taïa. La perception d’un homme qui finit ses études à Paris et qui s’éloigne de sa propre origine. Il y a un certain moment où personne ne sait d’où il vient où il va : « Rien. Je n’ai rien ici, aucune chance, aucun avenir. » (page 122), « Ma nouvelle vie se construisait à Paris, heureuse ou malheureuse, cela dépendait des jours et des saisons. » (page 125).
Tout est difficile. L’angoisse nait avec la force de la mort. Avec la solitude il peut trouver le bonheur:
• « J’avais besoin du noir qui me rendait momentanément à moi-même, qui m’apportait de brefs moments de calme. L’intimité a besoin du noir, elle ne peut pas vivre en plein soleil» (pàg. 126)
Mais finalement, l’amour pour le devenir, pour le futur, aide le je des nouvelles. C’est le sentiment général dans toutes les histoires, dans tous les protagonistes qui occupent le livre. Merveilleux.
6 setembre 2009 | Autor: carles | Categoria: Quadern - Lectures | Tags: 2008, aprenentatge, autobiografia, Marroc, narrativa, queer | Sense comentaris »
Una malenconia àrab, Abdellah Taïa, Irún, Alberdania, 2009 (2008)
Un nou llibre de l’escriptor de Salé, al Marroc, que torna a plantejar la difícil coexistència de les arrels originàries personals i la nova vida a París. De tota manera, aquest llibre presenta una major coherència argumental que l’anterior de Taïa llegit, Le rouge du tarbouche (2004). En aquesta ocasió, l’estructura interna ens aporta quatre parts titulades: “Recordo”, “Hi vaig”, “Fugir” i “Escriure”. Quatre bocins de vida de l’autor, o suposadament de l’autor, que des de la perspectiva personal —amb una identificació amb el nom del protagonista— aborden aspectes diversos sobre l’emigració, el contrast de cultures, però sobretot l’estima entre persones adultes, davant d’un protagonista que es reconeix “enamoradís a primera vista”.
Una altre cop trobe en la prosa de Taïa una poeticitat força interessant que ens acosta de vegades a la prosa poètica —de fet, s’hi inclouen alguns versos—. Amb tot, la força de la primera part, amb la quasi violació del protagonista adolescent, no es recupera. Les històries posteriors es mouen més en l’enyor i el desig d’un amor perfecte que el personatge no assoleix en les seues aventures amoroses, d’un jove que resumeix la seua ànsia de manera ben clara: “Tinc ganes d’estimar” (pàg. 31). La darrera part, amb les cartes i textos creuats amb l’amant Slimane, és desigual; trenca l’encís que els capítols previs havien creat en el lector. Amb tot, aquest és un llibre per assaborir, sense cap intenció de descobrir cap element d’envergadura.
17 agost 2006 | Autor: carles | Categoria: Quadern - Lectures | Tags: 2004, Marroc, novel·la, psicològica, Tahar Ben Jelloun | Sense comentaris »
L’últim amic, Tahar Ben Jelloun, Barcelona, Empúries, 2005 (2004)
No sé si és una gran novel·la, com diu a la contraportada Bernard Pívot, però sé que és un llibre que es llig molt bé, molt còmode, amb ganes, i que t’omple d’optimisme.
Sobre l’amistat. Tot i que la precipitació del final provoca en el lector la sensació de rapidesa, d’excessives ganes de l’autor de crear un text breu i concís. Et quedes amb ganes de més. També la segona part, centrada en la veu del segon amic, Mamed, no aporta massa dades, repeteix la història des d’un altre punt de vista, tan sols el final, la destrucció de l’amistat per a preservar el patiment del primer, Alí, davant del càncer del segon. Una mica inversemblant, suportar la destrucció de l’amistat, de la persona que estimes, per tal d’evitar el seu patiment! Idea curiosa de plantejament en història: l’amistat entre homes. Desenvolupament no del tot adequat.
És difícil jugar amb l’amistat, perquè de vegades dubtes, realment, què és l’amistat. Sembla que en el món oriental es valora més. En el nostre, és un valor en extinció. Jo mateix si busque en el meu passat, em quede quasi sense records. Pense que les amistats són paral·leles al teu creixement com a persona en un moment determinat, quan passes una etapa es perden. El llibre de l’escriptor marroquí aporta per aquest manteniment.