Volia, certament, que tot fóra mentida i enigma, fantasia i il·lusió, distinta com em veia davant dels espills. (Marta dibuixa ponts)
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Une éducation libertine

26 gener 2010 | Autor: carles | Categoria: Quadern - Lectures | Tags: , , , , | Sense comentaris »

del amo-libertineUne éducation libertine, Jean-Baptiste del Amo, Paris, Gallimard, 2008

Entre Le parfum (1985) de Patrick Süskind et Nana (1882) d’Émile Zola, entre la vie et la mort, entre la survie et le développement de la population d’un Paris d’une époque antérieur, c’est-ici la base littéraire, avec conscience ou non du jeune écrivain français —originaire de Montpellier— qui a écrit ce roman. Une histoire picaresque, mi-historique, mi-initiatique, où le lecteur peut trouver un univers bien décrit où connaître le chemin du protagoniste, Gaspard —originaire de la ville de Quimper, en Bretagne. À travers le roman, nous pouvons découvrir la succession des différents personnages secondaires qui accompagnent le protagoniste dans sa vie : Lucas, le premier ami ; Justin Billord, le maître perruquier ; Étienne de V., le comte et son premier amant —et peut être, l’unique— ; Emma, la putain avec qui il s’initie dans l’art de la prostitution ; Adeline d’Annovres et son père —qui sera finalement sa femme, et son père, le comte, un autre amant du protagoniste— ; et le baron Raynaud. Avec sa connaissance, Gaspard découvre différentes situations vitales et il peut atteindre un degré supérieur dans son expérience. La totalité de ses personnages forme le roman et, au même temps, la plupart des anecdotes vitales de Gaspard.

Nous sommes, pourtant, à l’intérieur de la structure du bildungsroman —si nous prenons le mot allemand. Il y a une histoire de croissance, de supération personnelle, avec un jeune qui à la fin du roman, a cessé rapidement d’être jeune pour devenir un homme mûr. La fin tragique de l’histoire est le point faible du roman. Une accélération inversemblable qui casse les expectatives du lecteur. Le point fort du texte est, sans doute, d’avoir situé l’intrigue au XVIIIème siècle français et la description minutieuse des maisons et des habitudes bourgeoises et de la noblesse de l’époque.

Une curiosité : l’utilisation symbolique du fleuve, de la Seine, pour dessiner la personnalité de Gaspard. Il y a de nombreuses descriptions de la volonté d’ascension sociale du protagoniste :

  • « Il voulut voir en la mort de Martin Legrand un présage heureux. Cet homme n’était pas né bourgeois : c’est qu’il existait quelque part la possibilité d’une ascension. Gaspard retrouvait l’émulation de son arrivée à Paris, c’était un sentiment délicieux. » (p. 75)

Et une réalité dramatique à la fin :

  • « Mon drame est de n’avoir pas de ma vie une vision entière qui me la ferait comprendre. » (p. 349)
  • « Gaspard se tourna à nouveau vers le Fleuve. Enfin, il le dominait. » (p. 423)

Un bon final pour une histoire qui ne laisse pas indifférent le lecteur.



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