Les Chiens et les Loups
29 desembre 2009 | Autor: carles | Categoria: Quadern - Lectures | Tags: 1940, dona, Irène Némirovsky, jueu, novel·la, psicològica, urbana | Sense comentaris »
Les Chiens et les Loups, Irène Némirovsky, Paris, Les livres de Poche, 2008 (1940)
Une nouvelle histoire de cet écrivain d’origine ucrainienne qui aborde le sentiment de l’exil —vécu par elle même après l’exil de sa famille, originaire de la haute bourgeoisie de Kiev, à cause de la révolution d’Octobre— et la volonté de surveillance d’une protagoniste, Ada, une petite juive qui perd très jeune sa mère. L’amour fou avec Harry, un riche banquier d’origine aussi juive, malgré leurs respectifs mariages, provoque des situations hostiles de leur entourage qui ne comprend pas cette relation.
Némirovsky cherche une histoire passionnelle mais en même temps réelle. Sans interruption, directement pour les lecteurs. Avec une fin qui ne convainc pas le lecteur, comme un vrai roman romantique… Ce qui m’intéresse dans ce livre c’est sa modernité et la manière de faire avancer le futur : la persécution et la mort des juifs aux mains des Allemands dans les années suivantes. La réalité des pogromes, les espaces ou les quartiers où les Allemands et les autorités locales contrôlaient les juifs (pour les massacrer après).
Une suggestion: “Dieux donne aux uns des chemins sûrs et paisibles, et, pour d’autres, des précipices s’ouvrent à chaque instant sous leurs pas” (p. 206). La métaphore sur le titre est très intéressante, comme nous pouvons lire dans la page 214, ce ne sont pas —les chiens et les loups— pas si différents. Les personnes —dans le livre, son mari et l’amant— peuvent être rivales, avec des réactions contraires, mais à la fin, elles sont égales. Les mêmes corps avec différentes façades et aspects.
Un roman d’intérêt pour les lecteurs qui aiment les histoires passionnelles et surtout les chansons d’Édith Piaf. Regardez le témoignage d’Ada, la protagoniste, à la fin de l’histoire :
Donc, je ne regrette rien, pensa-t-elle. Donc, j’ai été heureuse. Je ne le savais pas, mais j’ai été abreuvée de bonheur. J’ai été aimée. Je suis aimée encore, je le sais, malgré la distance, malgré la séparation. J’ai toujours mes yeux, mes mains, mon travail béni. (p. 247)
Une lutte pour l’indépendance, pour sa liberté: “c’était la première fois qu’elle pouvait dire avec certitude ce mot et qu’il était doux.” (p. 250).
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