Volia, certament, que tot fóra mentida i enigma, fantasia i il·lusió, distinta com em veia davant dels espills. (Marta dibuixa ponts)
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Le rouge du tarbouche

5 octubre 2009 | Autor: carles | Categoria: Quadern - Lectures | Tags: , , , , , , | Sense comentaris »

rouge tarboucheLe rouge du tarbouche, Abdellah Taïa, Biarritz-Paris, Atlantica-Séguier, 2004

La première fois que j’ai lu un livre de cet écrivain j’ai eu une sensation très agréable. Ce n’est pas toujours comme ça. Souvent, je peux lire un auteur pour la première fois et penser qu’il ne me plaît pas. À cette occasion, tout est différent. J’aime ses mots, ses phrases, le rythme de ses constructions syntactiques. Taïa écrit avec musicalité, avec les fragrances fraîches d’un poète.

C’est un livre de proses autobiographiques. Il y a beaucoup de souvenirs de sa vie. Un bon mélange avec les histoires personnelles, la lumière de son espace —les villages ou les derb, les quartiers avec des petites ruelles où il habitait— et surtout les sentiments d’une personne qui veut changer son destin. Ce qui me plaît c’est la manifestation de déracinement du protagoniste, l’alter ego du même écrivain, Abdellah Taïa. La perception d’un homme qui finit ses études à Paris et qui s’éloigne de sa propre origine. Il y a un certain moment où personne ne sait d’où il vient où il va : « Rien. Je n’ai rien ici, aucune chance, aucun avenir. » (page 122), « Ma nouvelle vie se construisait à Paris, heureuse ou malheureuse, cela dépendait des jours et des saisons. » (page 125).

Tout est difficile. L’angoisse nait avec la force de la mort. Avec la solitude il peut trouver le bonheur:

•    « J’avais besoin du noir qui me rendait momentanément à moi-même, qui m’apportait de brefs moments de calme. L’intimité a besoin du noir, elle ne peut pas vivre en plein soleil» (pàg. 126)

Mais finalement, l’amour pour le devenir, pour le futur, aide le je des nouvelles. C’est le sentiment général dans toutes les histoires, dans tous les protagonistes qui occupent le livre. Merveilleux.



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